|
Si vous utilisez un ordinateur Macintosh, la plupart des
polices que vous employez sont sans doute au format PostScript
Type 1 (dites aussi simplement polices T1 ou PS). Alors que,
lors de l’achat, votre système d’exploitation
est livré avec des polices TrueType, les PostScript ont
gardé les faveurs des utilisateurs de Macintosh. Ces
polices PostScript conviennent aussi parfaitement aux
utilisateurs de MSWindows mais sont généralement
moins répandues que les TrueType.
Les polices PostScript ont été à
l’origine conçues par Adobe pour équiper
des imprimantes PostScript. Au départ, cette technologie
était disponible seulement auprès d’Adobe.
Les polices PostScript se composent de deux éléments :
les données en images de points pour l’affichage de la police
sur un écran et celles nécessaires à l’imprimante
PostScript pour les reproduire sur du papier ou tout support compatible avec
l’imprimante. Comme les polices TrueType, les PostScript sont scalaires
(vectorielles, et la taille des caractères peut être agrandie
ou réduite). Mais la taille des polices PostScript ne peut être
automatiquement modifiée que par un périphérique de
sortie PostScript. Pour faire varier la force de corps pour l’affichage
ou la sortie imprimée sur des périphériques tiers, les
ordinateurs sous MSWindows nécessitaient l’installation
d’Adobe Type Manager (ATM) jusqu’à la diffusion de
MSWindows 2000 et des versions ultérieures qui dispensent d’y
avoir recours. Si vous utilisez encore un système d’exploitation
antérieur, vous pouvez obtenir gratuitement ATM.
Si ATM n’est pas présent sur un ordinateur équipé
d’un système antérieur à Windows 2000, une police
PostScript s’affiche au mieux imparfaitement et la sortie, si vous ne
disposez pas d’une imprimante PostScript, produira un résultat
détestable. ATM a recours aux mêmes technologies présentes
dans une imprimante PostScript pour interpréter correctement les
données relatives aux contours des glyphes pour l’affichage et
l’impression.
Pourquoi les polices PostScript ont-elles tant les faveurs
des utilisateurs de Mac ? Cela tient au fait que, pendant de
longues années, les imprimantes haute définition
étaient toutes des imprimantes PostScript. Et les dessinateurs
de caractères n’avaient pas à se soucier de leur
rendu à l’écran, car ATM s’en chargeait.
Les polices PostScript sont encore aujourd’hui extrêmement
répandues dans les milieux de l’édition et de la
création graphique.
(page 1 de 2)
|